Association Sportive

28 juin
28/juin/2019

Association Sportive

Focus de la semaine n°17 : la paire Manon Aubert-Clémentine Fabres au CFU de beach-volley à la Réunion

Chaque semaine, l’AS met un sport, une équipe, un sportif ou un résultat sous les projecteurs. Cette semaine : la paire Manon Aubert-Clémentine Fabres au CFU de beach-volley à la Réunion.

       

        Alors que la saison universitaire était terminée depuis plusieurs semaines pour la plupart des sports et que les étudiants de l’INSA passaient leurs partiels ou les préparaient avec plus ou moins d’acharnement, la paire Manon Aubert-Clémentine Fabres participait la semaine dernière* au Championnat de France universitaire (CFU) de beach-volley à Saint-Paul à la Réunion. Retour sur la compétition et (re)découverte du duo insalien.

Un parcours plus qu’honorable au CFU

        Sans réelle ambition au moment de débuter cette compétition et déjà très heureuse d’être présente pour les phases finales – c’est Marta Mas, étudiante en 4A GI, qui remplaçait Manon, blessée, au moment des sélections – la paire tombe dans une première poule compliquée et perd ses deux premiers matchs. Elle parvient cependant à s’extirper de justesse d'une deuxième poule et se qualifie pour les huitièmes de finale. « Je pense qu'on s'est sous-estimées au départ et on est parties un peu perdantes alors que, finalement, on avait bien notre place dans la compèt’ ! », explique Clémentine Fabres, étudiante en 4e année à l’INSA. Les deux amies, qui n’avaient encore quasiment jamais eu l’occasion de jouer ensemble en compétition, ont dû prendre leurs marques assez vite, mais elles se sont finalement inclinées en 8e contre Bordeaux 2 : « [ce match] était vraiment accroché puisqu'on perd 2-1 et il aurait fallu qu'on soit plus régulières pour espérer gagner. Mais quand on a vu que les filles (…) allaient en finale, on s'est dit qu'on ne s'était pas si mal débrouillées », justifie Clémentine.

        Manon, étudiante SSHN en FIMI2 la rejoint : « Nous sommes satisfaites de ce que nous avons produit. Pour moi, le petit bémol sur nos deux derniers matchs c’est que l'une puis l'autre n'était pas réellement dedans, ce qui corse les choses. Nous avons tout fait pour se remettre dedans et en étant plus en phase, nous n'aurions peut-être pas perdu contre Bordeaux… » Les filles finissent finalement 14e sur 24 pour leur premier CFU, un classement plus qu’honorable dans une compétition au niveau « assez relevé et plutôt homogène » d’après Clémentine. « Nous avons bien réussi à nous adapter à nos adversaires, malgré notre manque d'entraînement collectif, en variant notre stratégie en fonction d'elles », estime Manon.

Le beach-volley, du volley avec du soleil et du sable ? Pas vraiment !

        Dans l’équipe 1 de volleyball de l’INSA, Manon et Clémentine sont des pièces maîtresses (cf. Focus de la semaine n°12). La première est d’ailleurs arrivée au beach-volley par le biais du volley et confie même préférer la discipline pratiquée dans le sable : « J'ai commencé le beach grâce au pôle Espoirs en première, en fin de saison. J'ai beaucoup apprécié parce que tout est dans la lecture du jeu et qu'il faut se jeter partout : c'est ce que je préfère ! ». La seconde, qui ne peut pas choisir entre beach-volley et volley traditionnel – « c’est trop différent ! » – s’est initiée à la première discipline de manière plus ludique : « J'ai découvert le beach l'été sur la plage : tous les ans, j'allais au même endroit avec mes cousins, et ma grande cousine faisait du volley, c'est ça qui m'a donné envie de commencer, je me suis donc inscrite en club. » Mais le beach-volley, c’est vraiment si différent du volley en salle ?

        Si les règles ne sont déjà pas identiques, le jeu non plus n’est pas le même : « Beaucoup se joue sur le service, et sur le rendu de la balle à l'adversaire : si on lui fait un cadeau, le point est perdu – encore plus qu'en salle. Et collectivement, il est important d'être vraiment en phase avec la personne, la communication est hyper importante. Si une des deux joueuses sort du match, il faut réussir à la faire revenir : elle ne peut pas être compensée par les 5 autres comme en salle ! », explique Manon. Clémentine, habituellement passeuse en salle, la rejoint : « Ce n'est pas du tout le même style de jeu, pas les mêmes tactiques, et surtout, comme on est deux, on joue vraiment tous les ballons tout le temps ! (…) Il faut être complet puisqu'on doit à la fois réceptionner, faire des passes, attaquer, défendre... En gros, je dois faire tout ce que je ne fais pas en salle ! », explique Clémentine, habituellement passeuse en salle. Jouer sur un sol mou est également un paramètre à prendre en compte : « En salle, on joue presque uniquement en trois touches de balle alors qu'au beach, il faut aussi savoir renvoyer la balle dès la deuxième touche : comme c'est super fatigant dans le sable, c'est mieux si les points durent le moins longtemps possible ! »

La Réunion : farniente, tourisme et... réunion

        La période de l’année et le lieu se prêtaient bien à l’ambiance ‘‘vacances, sable chaud et bronzette’’. Si les filles sont restées sérieuses en jouant tous leurs matchs à fond et en essayant d’aller le plus loin possible dans la compétition, elles ont également profité de leur temps libre pour découvrir les beautés de l’île de la Réunion et faire un peu de tourisme. Clémentine, qui connait bien l’île, a pu faire office de guide touristique pour Manon : « J’ai habité là-bas au collège et lycée mais j’avais hâte d’y retourner, c’est une île magnifique ! La compétition se déroulait très près de là où j’habitais, on a joué là où j’ai commencé le beach, j’ai revu mon ancien coach, des amis… donc retour aux sources un peu ! » Pour Manon, qui venait pour la première fois, la découverte était totale : « La Réunion, c’était top ! Malgré l'hiver, le cadre estival était présent. Les paysages sont incroyables, les spécialités sont sympathiques et les gens sont souriants et plutôt avenants ! » On imagine qu’outre de la randonnée, du paddle et du farniente dans des paysages ensoleillés de montage et de plage, nos deux acolytes ont également pu tester quelques rhums planteurs et rhums arrangés. Mais ça, l’histoire de ne le dit pas…

* du 19 au 21 juin 2019

 

La paire par la paire, (re)découverte décalée du duo insalien

        Afin de vous faire découvrir ou redécouvrir la paire insalienne, nous avons posé séparément des questions aux deux beach-volleyeuses pour comparer ensuite leurs réponses. Voici leurs réponses…

  • Qui smashe le mieux ?

Clémentine : « Manon smashe le mieux en force mais je sais bien placer les balles aussi. »

Manon : « Moi ! Elle est un peu petite, choupette » 

  • Qui contre le mieux ?

C. : « Manon ! Forcément vu la différence de taille… (rires) »

M. : « Même chose que pour la question précédente »

  • Qui est la meilleure en 3e mi-temps ?

C. : « C'est kif-kif ! Peut-être Manon… »

M. : « Si on parle de la partie alcoolisée de la 3e mi-temps, moi. Mais pour le peps et l'énergie, elle… »

  • Qui supporte le moins bien la chaleur ?

C. : « Manon, je pense »

M. : « Moi ! Elle a beaucoup plus l'habitude que moi… »

  • Qui s’énerve le plus vite sur le terrain ? Et après plusieurs points perdus, qui hausse le ton et remotive ?

C. : « Ça dépend des matchs ! On a eu chacune notre tour, notre moment d'énervement… ça dépendait des moments, chacune est capable de le faire ! »

M. : « Nous, tout dépend des circonstances… Le ton ne monte pas mais la remotivation est bien là dans tous les cas. Nous nous énervons de la même manière, plus ou moins intériorisée (sourire) »

  • Qui a le plus apprécié les rhums planteur et rhums arrangés réunionnais ?

C. : « Manon, je pense… »

M. : « Moi, je pense…(sourire) »

  • Qui attire le plus les regards des garçons (et des filles ?) quand vous jouez ?

C. : « Alors là, aucune idée ! (elle réfléchit) Un peu les deux j'imagine, ça dépend des goûts de chacun… »

M. : « Nous deux : on a été les stars de l'événement ! (rires) »

  • Quel était le sujet de votre dernier désaccord (sur le terrain ou en dehors) ?

C. : « Je ne m'en souviens même pas, globalement on était assez d'accord pour tout, que ce soit sur le terrain ou en dehors. »

M. : « Nous n'avons pas vraiment été en désaccord pendant les CFU, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. »

  • Quel est, selon vous, la température idéale pour jouer au beach-volley ?

C. : « Je dirais 25°C, sans vent et sans trop de soleil. »

M. : « Je ne sais pas exactement, suffisamment chaud pour être en brassière/short mais pas trop pour ne pas mourir sur place, peut-être 18-20°C »

  • Quelle est votre botte secrète sur le terrain ? Quel(le) est votre tactique/votre coup la/le plus performant(e) ?

C. : « On a surtout essayé de faire ce qu'on pouvait, je pense qu'on est toutes les deux assez mobiles... Bien agresser au service et placer les balles dans les trous ! »

M. : « Je dirais ‘placé, court, à droite’ pour moi et ‘retour direct, manchette, au bon endroit’ pour Clem’. Et viser la bonne joueuse au service ! (rires) »

  • Pourquoi apprécies-tu de jouer en paire avec Clémentine/Manon ?

C. : « On s'entend bien déjà en dehors, donc ça aide, et sur le terrain, on se complète à peu près et il y avait de l'envie des deux côtés ! »

M. : « Il n'y a pas de prise de tête, on essaie de se donner des conseils tactiques, de se remotiver quand c’est nécessaire et on laisse couler pour ne pas monter en pression. On peut communiquer sans vexer ou réfléchir à trois fois avant de parler. Le plaisir de jouer est le même également ! »

  • Sa meilleure qualité sur le terrain ? et en dehors ?

C. : « Sur le terrain, la récep’ ! En dehors… (elle réfléchit) Elle a plein de qualités… peut-être sa bonne humeur!»

M. : « Sa meilleure qualité sur le terrain, c’est de savoir où mettre la balle pour que l'adversaire ne puisse pas l'avoir. Et dans la vie, elle est très sociable, elle n’a pas de mal à aller vers les gens (sourire) »

  • Si tu devais changer une chose chez ta coéquipière, quelle serait-elle ?

C. : « Elle ne tient pas trop l'alcool ? (sourire) »

M. : « Qu'elle arrête de juger mon humour ! »

  • As-tu un mot à ajouter ?

C. : « J'ai passé un super séjour, c'est passé trop vite ! Je suis super contente d'avoir pu faire ce voyage, et petite fierté d'avoir fait ces CFU avec un classement pas si mal ! »

M. : « C’était une super bonne semaine et pour des premeirs CFU de beach, on ne pouvait pas rêver meilleur cadre ! Ça va être dur de faire mieux pour les prochaines années ! La semaine est passée super vite ! »

  • Une anecdote sur Manon/Clémentine pendant ces CFU ?

C. : « Elle est tombée plusieurs fois de son paddle ! Je n'ai rien de croustillant, je crois… »

M. : « Si un jour Clem’ vous dit : ‘‘Non mais t’inquiète, ça va comme randonnée : c’est marqué 6h20 mais je l’ai déjà faite et on n’a jamais mis plus de 6h !’’, vous allez en effet mettre 5h30 d'un pas décidé, mais avec une Clem’ tranquille et vous en galère ! Soyez vigilants ! »

 

 

Antoine Calvier